Dernières nouvellesAthea, l'initiative française qui veut défier Palantir

Athea, l’initiative française qui veut défier Palantir

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L’effet Palantir se fait encore sentir en France. Avec un srieux retard l’allumage, Atos et Thales annoncent le lancement d’une joint-venture, Athea, pour contrer l’diteur amricain sur le march du DataOps au service de la dfense, du renseignement et de l’intelligence conomique. La volont de prsenter une solution franaise lie deux grands noms du paysage industriel franais relance la question de la souverainet numrique en France et en Europe. Prcurseur sur ce march dans l’hexagone, Saagie propose depuis 2013 une solution utilise dans l’industrie et la scurit.

Dans l’hexagone, pour des questions de souveraineté logicielle, Palantir pourrait bientôt être relégué sur le banc suite à l’annonce de Thales et Atos de lancer Athea, une co-entreprise dédiée au big data et à la sécurité. Alors qu’aujourd’hui, de plus en plus d’organisations gouvernementales et d’opérateurs d’importance vitale (OIV) ont besoin de collecter de très gros volumes de données sensibles et d’effectuer de nombreux traitements analytiques, la souveraineté technologique est devenue un enjeu. Palantir, basé à Denver dans le Colorado, s’est spécialisé dans l’agrégation et l’analyse des big data stratégiques, avec des clients américains (défense et services de renseignements) comme français (la DGSI par exemple). Le lancement d’Athea s’inscrit dans une mouvance générale, à savoir celle de reprendre le contrôle des données et de leur traitement avec des outils français. « Intégrer cette technologie de big data et l’adapter dans des contextes spécifiques, tels que la manipulation des données sensibles, implique de mettre en place un certain nombre de mécanismes de sécurisation, afin de s’assurer que les données et les traitements ne soient pas compromis », détaille le président d’Athea Philippe Gasc.

Une quinzaine de personnes des deux sociétés travaillent déjà aujourd’hui au sein d’Athea, et « à terme 50-60 personnes travailleront directement pour la société commune – en complément des centaines de ressources qui travaillent sur ces sujets au sein des deux maisons-mères », explique Cyril Dujardin, vice-président, en charge des activités de sécurité digitale chez Atos. Le président d’Athea exprime une volonté de « décloisonner les organisations en mettant ensemble un nombre important de données afin de permettre des traitements plus intelligents ». A l’inverse, dans ces environnements sensibles, tout le monde n’a pas accès à toutes les données et il s’agit de s’assurer du respect de ce droit de consultation, l’enjeu est donc double. Ce besoin de croisement des données peut toucher différents secteurs et se croiser, à l’exemple de la surveillance de la propagation du terrorisme sur le sol français. L’enjeu actuel repose sur l’aboutissement d’une réflexion commune, entre institutions, industriels et l’Union européenne sur ce sujet.

Une implantation dans le paysage institutionnel

La société commune ne part pas de zéro. « A travers une structure flexible, Athea permet de travailler sur la conception et l’intégration de la solution en capitalisant sur les ressources déjà existantes des deux sociétés : un nombre important d’experts et de savoir-faire technologiques dans le domaine du big data et de l’IA, des investissements importants dans le domaine au cours des dernières années, et une très bonne connaissance de l’écosystème » précise Cyril Dujardin. Les deux entreprises mères, déjà très présentes dans le paysage industriel français, permettent ainsi de faciliter l’implantation en France auprès des institutions, à l’exemple du ministère des Armées, déjà client du projet Artemis (piloté par Atos-Bull, Capgemini, Sopra-Steria et Thales), que l’on peut considérer comme l’ancêtre d’Athea. Dans cet écosystème, Philippe Gasc explique vouloir viser également le ministère de l’intérieur. « Globalement, nous visons toutes les organisations étatiques qui auraient besoin de gérer des données sensibles en leur fournissant des outils de big data qu’ils pourront intégrer dans leur système ».

Le président d’Athea vise plus loin et cherche, dans un second temps, à s’étendre et présenter Athea aux institutions européennes. « Notre priorité est de s’implanter sur le marché français mais nous souhaitons nous attaquer au marché des institutions européennes dès que possible ». « Grâce à la force de frappe de deux acteurs majeurs de la défense et de la sécurité pour gérer les fluctuations de charge et les compétences clés tout en s’appuyant sur un réseau de sous-traitants, Athea se propose de stimuler l’ensemble de l’écosystème industriel du secteur » ajoute-t-il.

Un cloud souverain

« La solution que l’on propose a vocation à être versatile », précise le président d’Athea. « Aujourd’hui, une majorité des clients – c’est le cas des clients étatiques – ont leur propre infrastructure, leurs propres datacenters et leur propre cloud privé ». Les solutions qu’Athea souhaite proposer ont pour objectif de se déployer dans ces environnements privés. « On veut aussi être capable de se déployer dans les environnements où les contraintes de sécurité sont moins fortes, notamment dans des cloud souverains ou des cloud de confiance » ajoute-t-il. Concernant la question du stockage des données, Athea compte procéder de façon identique. « Pour une organisation qui fait du renseignement, les données seront stockées dans les datacenters de l’organisation. « S’il s’agit du ministère des Armées, les données seront stockées dans les datacenters de l’armée ». La question de la souveraineté numérique et du big data est aujourd’hui le cheval de bataille du gouvernement et de nombreuses entreprises. Malgré cela, rassembler les intérêts de chacun reste encore difficile.

« Nous voulons offrir une solution française, souveraine, complètement maîtrisée par la France », précise le dirigeant d’Athea. « Aujourd’hui, elle est construite à base de technologies open source et de composants ajoutés. Sur le contenu technique de l’offre, nous intégrons dans la plateforme ces composants qui permettent d’assurer la sécurité des données, la ségrégation des données, afin de ne pouvoir accéder qu’aux données auxquelles nous sommes habilités » explique-t-il. L’objectif est également de fournir un environnement de développement pour permettre à des tiers de développer des applications. « Il peut s’agit de start-ups avec des algorithmes intelligents, mais aussi des applications développées par les clients sans l’intervention de l’industriel. Si l’on prend l’exemple d’une agence de renseignement, celle-ci ne veut pas forcément que l’industriel sache quel algorithme est mis en place », conclut Philippe Basc.

Mettre fin à un écosystème fragmenté

« Athea possède une capacité de mobilisation de l’écosystème français (grandes entreprises, PME, start-ups, organismes de recherche tels que le CEA) pour répondre efficacement et rapidement aux besoins d’innovation du marché », affirme Cyril Dujardin. Cependant, Athea n’est pas la seule entreprise à vouloir faire front contre l’entreprise américaine Palantir. Une autre société, Saagie, française également, est déjà implantée sur ce marché depuis 2013. Jérôme Trédan, son directeur général depuis 2017, voit dans cette mouvance générale une possibilité de « travailler main dans la main avec les industriels ». Selon lui, restaurer le dialogue sur la thématique du big data et de la souveraineté numérique est primordial pour mettre fin « à une querelle des chapelles qui dure depuis plusieurs années ». Déjà présent dans différents ministères, Saagie réalise près de 25% de son chiffre d’affaire avec le secteur public. L’entreprise, qui possède des bureaux près de Rennes, mais aussi à Paris, Londres et New York, travaille en continu avec un écosystème de start-ups européennes et souhaite se développer sur un marché national et international.

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