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Cloud public : un coût et des paradoxes

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Alors que les cots lis l’usage d’une infrastructure de cloud public explosent , le clbre fonds amricain de capital-risque Andreessen Horowitz pointe la ncessit du rapatriement des charges de travail.

Les 50 plus grands éditeurs de logiciels du monde perdent jusqu’à 100 milliards de dollars de valorisation en utilisant une infrastructure de cloud hébergée, ce qui dévalorise le business model, pourtant considéré comme le plus efficient et le plus favorable en termes de marges. Selon un long rapport publié par le géant du capital-risque de la Silicon Valley Andreessen Horowitz, la facture du cloud pour ces entreprises atteint, en moyenne, 8 milliards de dollars au total, ce qui signifie que, pour réduire ces coûts, les entreprises pourraient recourir plus fréquemment au rapatriement des workloads .

« Ne pas adopter le cloud est inenvisageable et y rester est déraisonnable »

En fin de compte, les clients du cloud public, dont les coûts ont « pris le dessus », se retrouvent coincés dans un paradoxe : « ne pas adopter le cloud semble inenvisageable, et y rester semble déraisonnable ». Rédigé par Sarah Wang, associée d’Andreessen Horowitz, et Martin Casado (co-fondateur de Nicira racheté par VMware), associé général, le rapport, qui comprend des entretiens avec des experts de l’industrie du cloud, affirme que le rapatriement permet une réduction de 50 % des dépenses liées au cloud, ce qui représente une économie globale de 4 milliards de dollars en bénéfices récupérés.

« Si 4 milliards de dollars d’économies nettes estimées sont stupéfiants en soi, ce chiffre est encore plus révélateur quand il est traduit en capitalisation boursière libérée », indique le rapport. « Étant donné que toutes les entreprises sont conceptuellement évaluées en valeur actuelle de leurs flux de trésorerie futurs, la réalisation de ces économies nettes annuelles globales pourrait permettre la création d’une capitalisation boursière bien supérieure à 4 milliards de dollars ».

Croissance des revenus multiples ajustés des revenus 2021. (Crédit : Andreessen Horowitz)

À titre d’exemple, Dropbox a économisé près de 75 millions de dollars sur deux ans en transférant la plupart de ses charges de travail du cloud public vers une « infrastructure sur mesure à moindre coût dans des installations de colocation ». Une fois déplacée vers des installations qu’elle louait et exploitait directement, les marges brutes de Dropbox sont passées de 33 à 67 % entre 2015 et 2017. Dans le rapport, les auteurs et les experts du cloud disent avoir trouvé la « formule » : la réintégration entraîne un coût d’un tiers à la moitié du coût d’exécution de charges de travail équivalentes dans le cloud. En termes de coût total, le rapport affirme que les dépenses engagées par contrat dans le cloud public représentent en moyenne 50 % du coût total, ce qui rend les arguments en faveur du rapatriement plus « significatifs ».

Le cloud hybride un modèle impossible ?

L’analyse du fonds américain s’étant concentrée sur les 50 premiers éditeurs de logiciels du monde, le rapport souligne également que « pour le secteur plus large des autres éditeurs de logiciels et des fournisseurs de services Internet utilisant une infrastructure cloud, ce chiffre est probablement beaucoup plus élevé ». Dans le même temps, Sarah Wang et Martin Casado ont estimé qu’un bénéfice brut supplémentaire de 4 milliards de dollars pouvait donner lieu à une capitalisation boursière supplémentaire de 100 milliards de dollars pour ces 50 entreprises seulement.

Engagement annualisé estimatif des dépenses de cloud en % des coûts totaux. Crédit : Andreessen Horowitz

Toutefois, les auteurs ont noté que le passage d’une architecture de cloud public à un modèle plus hybride peut sembler « si irréalisable qu’il en devient impossible » et nécessite la mise en place d’une équipe d’infrastructure solide. « Nous ne plaidons pas en faveur d’un rapatriement dans un sens ou dans l’autre. Nous pointons simplement le fait qu’il faut accorder une importance particulière à l’évaluation des dépenses d’infrastructure », indique le rapport. « Qu’entendons-nous par-là ? Que les entreprises doivent optimiser tôt, souvent, et parfois aussi en dehors du cloud. Quand vous construisez une entreprise en croissance rapide, il y a peu de place pour les dogmes ».

Les auteurs font également remarquer, avec une sombre ironie, que l’oligopole d’Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure et Google Cloud ne sera probablement pas ébranlé. Selon le rapport, étant donné que ces trois entreprises gèrent toutes leur propre infrastructure, elles peuvent réinvestir toujours plus dans les produits et les talents, tout en faisant grimper le cours de leurs actions. L’oligopole continuera donc à bénéficier de ses marges de 30 % et d’une capitalisation boursière combinée de 3 000 milliards de dollars.

Des conseils en 5 étapes pour réduire les coûts

Cependant, pour le reste du secteur, la société de capital-risque a défini cinq étapes pour aider les clients à réduire le coût toujours plus élevé de leur consommation de services cloud. La première consiste à faire en sorte que les mesures du coût du cloud soient associées aux performances et à la fiabilité de base dès les premières étapes de l’activité. Parmi les autres domaines, citons l’incitation de l’IT, au même titre que les commerciaux, à réduire les coûts de consommation, tout en mettant l’accent sur l’optimisation progressive des décisions relatives à l’infrastructure. Le quatrième domaine consiste à sensibiliser dès le début les architectes système aux avantages d’un potentiel rapatriement, avant que les coûts du cloud ne commencent à dépasser les revenus.

Enfin, selon Sarah Wang et Martin Casado, il n’y a aucune raison pour que les entreprises ne rapatrient pas progressivement certaines parties de leurs activités de manière hybride. « Si bien que, compte tenu de ces centaines de milliards de dollars en jeu, ce paradoxe devrait finir par se résoudre d’une manière ou d’une autre : soit les cloud publics commenceront à céder de la marge, soit ils commenceront à céder des charges de travail », conclut ainsi le rapport.

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