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dans le Puy-de-Dôme, une candidate explique que son « engagement a commencé dès le biberon »

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Julie Montbrizon se présente aux élections départementales dans le canton de Lezoux, dans le Puy-de-Dôme. A 38 ans, cette jeune femme espère faire bouger les lignes.

Agée de 38 ans, Julie Montbrizon est architecte d’intérieur. Cette habitante de Culhat, dans le Puy-de-Dôme, est candidate aux élections départementales sur la liste d’union de la gauche « Agir avec vous, pour vous » qu’elle mène avec Michel Mazeyrat. Cette mère d’une fille de 13 ans a grandi à Culhat puis en est partie, pour finalement y revenir il y a 4 ans. Si elle a voulu s’engager en politique, c’est suite à un constat plutôt amer. Elle raconte : « Lorsque je suis partie de mon village, j’avais 18 ans. Quand j’y suis revenue et que j’en avais 15 de plus, rien n’avait changé dans les innovations d’aujourd’hui. Des choses avaient régressé, la proximité n’existait plus, l’aspect festif n’était plus là, ce qui faisait le cœur de la vie n’existait plus. Les gens ne se connaissaient plus comme on pouvait se connaître avant. Je me suis rendue compte de cette régression complète. J’ai vécu à Lyon et à Clermont-Ferrand. J’ai vu le décalage entre ce qui pouvait exister dans un village et dans des grandes villes. Il y avait un gouffre entre les deux. Pour moi, ça ne semblait pas normal ni naturel ».

Une entrée en politique en 2020

Pour Julie Montbrizon, son engagement en politique s’est fait naturellement : « Mon engagement a commencé dès le biberon, dans le sens où mes parents ont créé et ont fait partie d’associations. Ils se sont battus par exemple pour avoir une école maternelle à Culhat ou pour créer une association de loisirs. Ca toujours été assez naturel pour moi. Mes amis m’ont rappelé récemment que j’avais toujours été déléguée de classe ». Elle a toujours eu le cœur à gauche : « J’ai été éduquée avec des grands-parents qui ont été dans la résistance, avec des parents qui ont travaillé dans le social. J’ai toujours eu un besoin d’aider l’autre et de faire en sorte que tout le monde soit à égalité. Je ne supporte pas l’injustice sociale ». Son engagement en politique date des dernières élections municipales. Julie Montbrizon souligne : « Je me suis engagée relativement sur un coup de nerf en 2020. Je me suis rendue compte que les personnes qui se présentaient à la municipalité étaient sur une seule et unique liste. C’était toujours les mêmes personnes depuis plus de 12 ans. Je me suis dit que je ne comprenais pas, que nous n’étions pas en république bananière. Démocratie veut dire qu’on a la liberté de choix. En en parlant autour de moi, je me suis rendue compte que je n’étais pas la seule à penser cela. En très peu de temps, on s’est engagés. Je suis devenue l’adjointe de Gilles Bergami. Avec un an d’exercice, j’ai vu que c’était quelque chose qui était dans mes cordes, qui faisait résonance à tout ce que j’ai pu appendre ».

Elue à Culhat

Désormais 3e adjointe en charge du commerce,  de la vie associative, des bâtiments, du cadre de vie, de l’écologie, elle savoure le chemin accompli : « Je me rends compte que sur une année, on a fait plus progresser notre village que ce qui a été fait pendant 15 ans. C’est juste une question de travail et de volonté. Ca a été pour moi une grande joie de voir, par exemple, rouvrir un commerce et constater que les gens y vont naturellement. C’est très gratifiant. Je n’avais pas besoin que les autres le sachent mais j’avais besoin de voir que notre travail sert à tout le monde, à la communauté. Il y a un lien social qui s’est mis en place. Ca donne un sens au quotidien ».

Il faut avoir une hyperactivité naturelle

Mère de famille, architecte d’intérieur et aujourd’hui femme politique, Julie Montbrizon cumule les casquettes et estime plutôt bien s’en sortir : « Il faut avoir une hyperactivité naturelle. Je suis quelqu’un qui ne supporte pas de s’arrêter. Quand on me demande si je prends du temps pour moi, je considère que tout ce que je fais là c’est du temps pour moi. Je n’ai pas l’impression de prendre du temps pour les autres ou d’avoir moins de temps pour moi. Quand je suis en exercice ou quand je travaille, c’est aussi du temps pour moi ».

Une source d’inspiration

Elle avoue suivre un modèle en politique : « Je suis épatée par Christiane Taubira. Qu’une femme noire, de son âge, arrive là où elle est, avec ses idées fortes et ses colères, montre a priori qu’on peut réussir. Toutes les femmes politiques, quel que soit leur bord politique, le montrent. La parité qu’on oblige est saine car elle permet à des jeunes femmes d’apporter leur pierre à leur édifice ». Son entourage n’a pas eu la même lecture de son engagement en politique : « Mon conjoint ne l’a pas forcément bien pris. Il me voyait particulièrement me placer dans une situation qui pourrait me mettre en première ligne. Mais il m’a dit d’y aller car j’aimais ça et qu’il ne pourrait pas m’en empêcher. Ma famille, mes amis, mes proches ont trouvé que ça me correspondait et que c’était exactement moi ».

Un nouveau défi à relever

Désormais, elle s’attaque à un nouveau défi, celui des élections départementales. La candidate indique : « J’ai constaté qu’en étant élue à la municipalité et à la communauté de communes, on a certaines capacités, mais on ne peut pas tout faire. Il y a des limites. Pour pouvoir porter des idées plus loin, il faut monter dans les rôles. C’est avant tout pour faire progresser tous ces aspects que je tente cela. Il y a aussi une partie de moi qui voit ce qu’on arrive à faire à l’échelle d’un village, d’un canton et je pense qu’on devrait y arriver à l’échelle départementale ». En intitulant sa liste « Agir avec vous, pour vous », Julie Montbrizon espère faire passer un message fort : « Il y a l’idée de quelque chose de très participatif. On veut à la fois être acteurs avec les gens, les écouter, ne pas considérer qu’on a la bonne parole et qu’on a la meilleur façon de penser. On veut écouter tout le monde, y compris des personnes qui ont des idées opposées aux nôtres. Le fait d’agir pour les autres c’est montrer qu’on est une voix pour représenter quasiment 20 000 personnes. On doit porter cette responsabilité et accompagner tout le monde ».

Une campagne difficile

Malgré un contexte sanitaire difficile, la candidate parvient à mener la campagne : « Mon quotidien est fait de beaucoup de réunions, de coups de téléphones avec les élus du coin et des acteurs locaux. Il y a beaucoup de travail sur l’ordinateur pour apprendre. Je m’informe énormément sur le département, ses limites, ses possibilités. Il faut aussi constituer les supports de campagne, répondre à des mails et essayer de créer un réseau. On se rend compte qu’on n’est pas toujours bien reçus. Les gens sont un peu fatigués de tout ce qu’on vient de traverser et n’ont pas forcément envie d’entendre parler de politique. Peu de gens comprennent l’enjeu des départementales ». Elle précise : « Je viens de la société civile, je n’ai pas l’impression d’être une politicienne. Ca fait un an seulement que je traîne mes bottes dans ce milieu et que j’apprends. Il y a d’ailleurs des aspects que je trouve détestables, comme le clientélisme ou des arrangements entre amis. Je trouve qu’arriver avec du sang neuf est intéressant. Au final, écouter la commerçante ou l’assistante maternelle du quartier est aussi important que d’entendre un industriel plus implanté qui va demander quelque chose de personnel ».

Un combat au quotidien

La trentenaire espère faire bouger les lignes : « Au sein de la municipalité, en tant que jeune femme, il faut faire son trou. On est considérés dans notre société, à presque 40 ans, comme quasiment incompétentes. On a encore cette fausse idée et il faut montrer qu’on a des capacités intellectuelles et stratégiques. Il a fallu sur la communauté de communes et sur la municipalité montrer qu’on pouvait faire quelque chose. Ca n’a pas été de tout repos ». Julie Montbrizon a déjà à cœur de défendre certains sujets si elle est élue : « Il y a des compétences au niveau du département qui conduisent les choses. L’aspect social représente 50 % du budget. C’est une grosse manne. Il y a un gros travail sur cet aspect-là. Cela passe de mon féminisme à la défense des minorités. A partir du moment où un être humain va mal, on a le devoir d’être là. Je suis aussi une écologiste convaincue, mais pour de l’innovation pour demain. Il ne faut pas être dans un petit carcan politicien. On a une responsabilité pour demain et pour nos enfants ». Jusqu’au dimanche 20 juin, Julie Montrbizon va parcourir le canton de Lezoux afin de convaincre les électeurs de voter pour elle.

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Les listes en course pour le canton de Lezoux

  • M. MAZEYRAT Michel et Mme MONTBRIZON Julie (UG) – Remplaçant : M. BLANC Didier Remplaçante : Mme AUGERY Emilie 
  • M. CAUVIN Sébastien et Mme COULADAIZE Delphine (RN) –  Remplaçant : M. FALCONNIER David Remplaçante : Mme FLAMAND Madeleine 
  • Mme BERNARD Célia et M. DAUDUIT Cédric (DVD) – Remplaçante : Mme FORESTIER Annick Remplaçant : M. BOURNAT Christian 

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