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Plaidoyer de l’open source Français sur la souveraineté et le business

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La dernire tude mene par le CNLL fait ressortir des doutes concernant la stratgie industrielle open source de la France. Manque d’encouragement des administrations utiliser des logiciels libres et formats ouverts et rouleau compresseur des grands fournisseurs trangers ne facilitent pas leur adoption massive et prenne.

Comment les acteurs (éditeurs, sociétés de conseil…) de l’open source ont traversé la crise du Covid ? Pour le savoir, le CNLL (conseil national des logiciels libres) a interrogé ses membres à l’occasion de sa dernière enquête sur l’état des lieux de la filière open source en France 2020/2021. Apparemment, cela s’est plutôt bien passé avec une activité qui est ressortie globalement stable, voire en hausse, pour 2/3 d’entre eux. Le confinement a par ailleurs propice à la forte croissance du dépôt de code sur GitHub. A l’inverse, et sans surprise, les entreprises dont les activités de service s’appuient sur du présentiel (formation…) ont été plus particulièrement touchées. Dans le détail, pour 40,8% des répondants, l’activité a été inchangée, réduite plus ou moins fortement (35,4%) ou a augmenté (23,8%). Cette situation ne semble quoi qu’il en soit pas amputer l’optimisme des dirigeants qui se déclarent globalement confiants (56,5%) contre 22% à se déclarer inquiets, méfiants voire angoissés. Cet optimisme se traduit dans les faits par des projets de recrutements (61,1%), très peu envisageant de réduire leurs effectifs (3,8%).

L’étude menée par le conseil s’est déroulée de décembre 2020 à janvier 2021 à laquelle ont participé près de 500 entreprises dont 134 retenues pour l’analyse des données. « Les résultats de l’enquête confirment l’évolution de l’écosystème open source professionnel français qui accompagne la généralisation du numérique », explique d’entrée Pierre Baudracco, co-président du CNLL. Et Stéphane Fermigier d’ajouter : « la filière française du libre se voit à juste titre comme le fer de lance d’un numérique éthique et responsable et de la reconquête de sa souveraineté numérique par la France et l’Europe ».

Des « Bigs Techs » omniprésents qui déresponsabilisent les DSI ?

Parmi les qualificatifs suivants, quels sont ceux qui caractérisent le mieux votre état d’esprit actuel, a demandé le CNLL dans sa dernière enquête. (crédit : CNLL)

Outre les impacts et enseignements de la crise sanitaire, les enjeux autour de la souveraineté numérique ont aussi été abordés dans cette étude. Alors que le gouvernement a annoncé une feuille de route, passant notamment par le cloud de confiance, cette dernière n’a pas été prise en compte dans les résultats de l’étude car trop récente par rapport à la passation du questionnaire. Cela étant, 93,1% des dirigeants estiment que la souveraineté numérique doit être une priorité. Un sentiment quelque peu bousculé par les « campagnes massives de communication, de lobbying et de commercialisation » des acteurs Big Techs, derrière lesquels, sans les citer nommément, on retrouve sans aucun doute AWS, Google, Microsoft, VMware… « Les Big Techs saturent l’espace informationnel des décideurs publics et privés, rendant peu audibles les autres acteurs, notamment les entreprises de la filière open source française », peut-on lire dans le rapport. Il ajoute que « ces sociétés déresponsabilisent les DSI auxquelles elles vendent des solutions clés en main en tant que leader du marché. Elles participent à leur perte de maitrise des systèmes d’information notamment avec le développement du cloud ».

La place de l’open source pour reconquérir cette souveraineté est loin d’être assurée. Ainsi, seuls 29,3% des entreprises estiment que la France met en oeuvre une stratégie industrielle open source pour retrouver cette souveraineté. « La structuration de l’écosystème des logiciels sous licence libre se fait malgré l’absence de traductions concrètes des déclarations d’intentions des gouvernements successifs », pointe un répondant. Et un autre d’embrayer : « Les DSI achètent souvent des solutions, avec une approche presse-bouton, souvent sans avoir la culture technique pour penser et maîtriser un SI stable et cohérent ».

Numérique responsable et responsabilité d’un numérique open source 

88,3% des répondants estiment que les principes clés de l’open source peuvent contribuer à préserver la souveraineté numérique de la France et de l’Europe. Réponse à la question « La transparence et la collégialité du développement collaboratif open source peut contribuer à préserver la souveraineté numérique de la France et de l’Europe. » ? (crédit : CNLL)

D’après l’étude du CNLL, il ressort que 64,6% des dirigeants de la filière estiment que les administrations n’encouragent pas suffisamment les logiciels libres et formats ouverts comme le prévoit pourtant la loi. « Selon le Code de l’éducation, le service public de l’enseignement supérieur doit mettre à disposition de ses usagers des services et des ressources pédagogiques numériques où les logiciels libres sont utilisés en priorité mais hélas, la commande publique ne suit pas et les universités se fournissent auprès des GAFAM », pointe François Aubriot, vice-président de Ploss Rhône-Alpes. Et si en 2021 un numérique responsable c’était aussi de d’avoir une responsabilité dans la mise en place d’un numérique open source et basé sur les logiciels libres ? Une question ouverte qui ne date pas d’hier mais dont les réponses pertinentes se font encore attendre.

En matière d’open source, la France se classe dans le peloton de tête des pays les plus contributeurs en projets open source, derrière l’Allemagne et la Grande-Bretagne. Soulignant l’intérêt croissant des grands éditeurs traditionnels pour l’open source (rachat de Red Hat par IBM, de GitHub par Microsoft…), le CNLL en profite pour rappeler son analyse du marché du libre estimé à 5,7 milliards d’euros en France. Parmi les répondants, près de 39% sont localisés en Ile-de-France contre près de 13% en Auvergne Rhône Alpes, 9% en Occitanie, 8% en Pays de la Loire et 7% en PACA. A noter qu’une part très importante (59%) sont des indépendants et TPE, contre 35,1% de PME (entre 10 et 249 collaborateurs) et très peu d’ETI et de grands comptes (6%). 57,1% des entreprises sont des éditeurs.

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